jeudi 12 octobre 2006

Saphir

Huit jours tres physiques dans cette foret que je commence a connaitre... Chaque matin, se reveiller a six heures, se secouer, dejeuner, filtrer son eau, et partir pour la "trail 9906", sac au dos, armes de pioches, de loppers (coupe-branches), de scies, de bouteilles d'eau - arme contondante. Comme la chasse est permise dans la foret, il nous faut porter en permanence une "warn vest" orange flash ... Comme les branches sont certaines fois bien hautes et bien lourdes, le port du casque est obligatoire en tout temps, et puisqu'il nous faut manipuler de ces branches coquines aux extremites pointues, les gants de besogne - aux couleurs approximatives - trouvent egalement une place dans l'uniforme de travail. Chaque jour, avaler goulument quelques centaines de metres de buissons et de branchage en tout genre, puis repartir, vers quatre heures, pour notre base top secrete perdue au milieu des bois. Pas plus de onze consciences dans cette foret touffue, mais combien de souffles... "Moutain Lions" (Pumas) croquent coyotes, qui gossent vaches et p'tits taureaux, lesquels pietinent, l'esprit vide, tarentules et sauterelles, et tra et babeli. La fiente seche abonde donc dans la vaste foret de Prescott, et se confond passablement bien avec toutes les sortes de caillous qu'elle cotoit. Combien de fois nous ai-je imagine empilant des bouses seches, abondantes et plates, plutot que des roches, lorsqu'il nous fallait eriger un "cairn"... La foret se parseme en effet de petites clairieres dans lesquelles le sentier s'evase et disparait, d'ou l'importance de ces balises sympas faites-main. Tout autour, d'enormes pins "Ponderosas" - ils sentent la vanilles, trop bath! - allongent leurs ombres sur d'epais buissons "Manzanitas" et sur les centaines de "pear cactus" qui frelatent sans effort une traverse de la foret en costume d'Adam. J'ai tate de ce predateur atone, il y a deux jours, lorsqu'inconscient j'ai allonge mon gigot sur un pic-pic - sordide moment d'impuissance ... Pestant contre mon infortune,j'ai du enfiler une placidite feinte sur mes doigts fremissants et enlever un par un ses aiguillons. Bisque-rage. De maniere globale, j'ai apprecie cette petite vie de huit jours dans le temple du Pur,et en ai profite pour vivre differentes appartees sauvages telles que l'ascension d'enormes monticules de roches. Ah, que ca sentait bon. Mais j'en ai trop dit! Je ne saurai trop que repondre de plus aux courriels que j'ai decouvert avec une joie enorme dans ma boite de reception a mon retour ( Vous etes des geniaux).

1 commentaires:

Anonymous Docteur Vinet a dit...

Salut Vieille Branche,

Désolé d'avoir mis tant de temps à venir commenter ton blogue. Juste te dire que même si t,es bien loin on pense ben gros à toi ici, j'espère que tu t'éclate comme un fou et c'est à mon tour d'être jaloux tout comme tu me disais l'être lorsque j'était absent cet été. Alors que je tente de faire un minimum de travail à l'université, je me surprend plutôt à rêver de repartir encore pour plus longtemps. Mais plus que jaloux, je suis surtout super content pour toi. T'a plein de projets et c'est vraiment le fun! Ça me fait regretter de pas avoir pris de break entre le CEGEP et l'université....agggrrr. Si je coule pleins de cours va peut-être falloir que je slack çca..enfin... À voir tes images et tes blogues, t'a l'air de t'amuser comme un fou. J'en profite pour te féliciter de ton style d'écriture ma fois spécial mais combien divertissant. J'ai bien hâte de te voir et j'espère qu'un de ces jours on va partir ensemble pour une destination exotique.

Docteur Vinet

mardi, 17 octobre, 2006  

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