Mes salutations à ces messieurs de l’Odeur, dont les remugles épicent les instants perdus d’une journée à la Bibliothèque nationale. L’air qui les environne n’a plus, semble-t-il, la même consistance, et emprunte sa langueur aux vastes schèmes du cosmos. Lorsque de mon vif je paie le prix d’une incursion dans leurs parages, c’est dans la jungle des relents vérolés que je me hasarde, et dans la touffeur de cette jungle que peu à peu j’étouffe. Et lorsqu'au grand large du Montréal sauvage je fuis finalement, j’inhale goulument les flatuosités des voitures, accueille narines ouvertes l’haleine fleurie du bitume chaud.


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