dimanche 5 avril 2009

J’ai le brouillard dans les yeux, le focus ne se fait pas. Le sentiment étrange d’être prisonnier de moi. Mais la vie est jolie, la liberté à deux pas, châtaine des petits cheveux et peu vêtue. Je relisais des messages posté sur ce blog en 2006 et je me disais que ma vision de la vie s’était un brin affinée, ce qui est bien, mais que le fond restait le même, ce qui est rassurant.

Je vois, il y a de la houle dans une flaque d’eau phénoménale, là dehors. J’aimerais être dehors. J’aimerais être dehors en chandail de vent, cette chose fascinante qui frissonne sur le corps et réchauffe, et, maintenant à l’air, je n’ai pas froid, chaud, j’ai un chandail de vent. Le brouillard est toujours là, mais il embue les pensées vaines et voilà, affleurent les viscères sensibles de larges idées. Je foule, mais … je ne crois pas toucher sol. Je foule cette couche superficielle qui sépare le tangible raisonnable du réel éthéré et il me semble poursuivre cette envolée tranquille en phase avec le vent qui maintenant m’attife. Le vent, vieux vent.

Shut us down - Lindsey Buckingham

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