dimanche 27 septembre 2009

mmm

Je me souviens de ce jour où rien ne pouvait encore arriver.

Une soirée d’apathie vaporeuse à lire un vieux bouquin sans âme, molle atmosphère des soirées pluvieuses.

Pluie.

Chaque seconde était identique à la précédente, de sorte que jamais ne semblait s’écouler le temps, sacré temps, dont on vante les ravages. J’étais là sans y être, laissant mon esprit libelluler entre la page quarante-sept, que je relisais pour la troisième fois, et l’odeur de décomposition placide d’une cabane oubliée en forêt, où je n’avais jamais été. Un songe que je vivais éveillé.

Que l’on se penche un tant soit peu sur l’incommensurable d’abstractions simples, et c’est un monde que l’on découvre, comme je me découvrais dans ce cadre une certaine aisance; je m’y sentais bien, comme apaisé. À la cime de l’esprit, j’en avais oublié cette épave presqu’inerte qui me servait de corps.

Étrange.

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